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"Lady and Gentlemen, Merrill is performing...". C'est ainsi que Merrill Garbus, tête pensante de Tune-Yards, nous ouvre les frontières de son nouveau pays avec le morceau "My Country". Un pays coloré et métissé qui s'intitule bizarrement "Whokill". En 2009, avec "Bird-Brains", Merill avait surpri tout le monde avec son freak folk décoiffant et dégingandé. Alors que les morceaux étaient malheureusement mal servis par une production un peu trop lo-fi, Whokill gagne en ampleur grâce à un son plus propre et une maturité plus souveraine. La folie est toujours présente et comblera toutes les oreilles avides de sonorités aventureuses. Véritable miroir de l'excentricité de Merrill Garbus, les compositions passent allègrement d'une rythmique tribale et éruptive ("My Country", "Doorstep") à une ballade folk bricolée ("Powa", "Wooly Wolly Gong"), en passant par des chemins de traverses incontrôlables comme "Gangsta" ou avec l'africanisme de "Bizness". A la fois plus présentable dans la production et plus audacieux dans l'écriture, "Whokill" permet à Tune-Yards de passer haut la main le "difficile" cap du deuxième album tout en permettant à Tune-Yards de devenir en quelque sorte le chantre d'une diversité musicale intelligente.