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Rencontre au sommet des cordes et de la voix L'opulente et énergique rencontre du chant diphonique de Mongolie et des musiques festives balkaniques Dimitar Gougov - Bulgarie / Dandarvaantchig Enkhjargal - Mongolie DIMITAR GOUGOV [GADULKA, CHANT] Né en Bulgarie, Dimitar baigne depuis son enfance dans les musiques traditionnelles. Disciple du grand maître de la gadulka, Atanas Vultchev, et membre de l'orchestre de l'ensemble Philippe Koutev, il part vers la France en 2000 et s'installe à Strasbourg où il crée les groupes Boya et Violons Barbares. Il écrit et arrange des chants pour des voix de femmes et anime des stages de musique des Balkans DANDARVAANCHIG ENKHJARGAL - EPI [MORIN KHOOR, CHANT DIPHONIQUE] Né à Ulan Bator, Mongolie, il grandit en traversant la taïga avec sa famille et leurs troupeaux de chevaux. Son talent a été découvert par des scouts. Il étudie la musique au conservatoire d'Ulan Baator et devient disciple du célèbre maître du morin khoor Professeur Jamjan. En offrant une musique énergique, ce trio inédit nous embarque instantanément vers des terres lointaines et paysages sauvages. Dimitar Gougov (Bulgarie) et Dandarvaantchig Enkhjargal (Mongolie), issus des peuples « barbares », réunissent leurs instruments - la gadulka* et le morin khoor* dans une rencontre acoustique inédite qui franchit les frontières stylistiques. Aux timbres chaleureux des deux violons se mêlent les percussions imaginaires de Fabien Guyot et la voix majestueuse d'Enkhjargal. Cette dernière révèle ici toute la richesse de la tradition vocale diphonique de Mongolie, dans le contexte inhabituel et surprenant des musiques festives balkaniques *le morin khoor (violon cheval) est l'instrument national de Mongolie dont l'origine remonte au nomadisme. Ce violon est orné d'une tête de cheval, d'où son nom. Il n'a que deux cordes, faites de crin de cheval et accordées au notes ""Mi"" et ""La"". Son timbre et sa tessiture sont proches du violoncelle. Quand le musicien appuie sur les cordes, elles restent en l'air et ne touchent pas le manche de l'instrument. Autre curiosité, les cordes sont placées à l'envers par rapport à un violon : la corde grave est plus proche de la main que la corde aiguë. *La gadulka bulgare rappelle le rebec médiéval. Elle possède trois cordes mélodiques et une dizaine de cordes sympathiques. Très fines et accordées en gamme chromatique, elles ne sont pas frottées par l'archet, leur vibration étant entraînée par celles des cordes principales. Malgré la petite taille de la gadulka, son volume est impressionnant. Il est dû à la forte tension des cordes ainsi qu'à la présence des cordes sympathiques qui assurent aussi un effet de réverb'. Comme chez le morin khoor, les cordes ne touchent pas le manche de l'instrument. Malgré ses limites au niveau de la justesse, la gadulka offre une grande palette de timbres. Les percussions sont une sorte de batterie, fabriquée à partir d'instruments traditionnels et d'objets alimentaires détournés : un doun-doun africain ultra détendu servant de tambour basse, un bendir qui sert de caisse claire (sans corde vibrante, mais avec un couvercle en métal de boite de gâteaux), une darbouka en aluminium, des saladières en métal, des bongos, un cajon fait maison, des cymbales chinoises et au pied, une grappe au graines diverses et noix.