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L'an 2 000 marque le huit centième anniversaire des privilèges accordés aux écoliers parisiens, par le roi Philippe Auguste, considérés comme la première étape vers la création de l'Université de Paris. Ce ne fut toutefois qu'au XIVe siècle, que les rois de France élaborèrent une législation plus complète, qu'ils étendirent à l'ensemble des universités du royaume.Le présent ouvrage montre que les privilèges royaux contribuèrent à doter les universitaires d'un statut particulier, qui finit par les distinguer des autres clercs dans la société française médiévale. Les archives, parcourues jusqu'au milieu du XVe siècle, suggèrent que le Parlement devint, pour les gens d'étude du Nord de la France, le lieu de défense de leurs droits et d'affirmation de leur identité. Chaque université se disait alors la « fille du roi ».Associée depuis ses débuts à la grandeur du royaume, l'Université de Paris légitima sa position par le mythe de la translatio studii. Plus tard, elle revendiqua la responsabilité singulière de conseiller le roi par la bouche de ses docteurs en théologie. Lors des nombreux conflits politiques qui marquèrent le règne de Charles VI, elle multiplia ses interventions auprès du Parlement et du Conseil royal.Dans l'ensemble, ce livre veut éclairer les rapports entre les universités et le pouvoir royal, en France, à la fin du Moyen Âge.