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Le temps file, vole, s'égrène toujours trop vite, comme le décrit l'auteur dans les deux premiers poèmes qui ouvrent ce recueil de courts textes. Avec ses mots bien à lui, ses expressions poétiques et imagées, il décrit notre quotidien parfois fou et revendique la « Slow attitude » qui nécessite un certain courage, celui de savoir se poser et savourer. Et il insiste un peu plus loin sur le même thème dans « Pater cossard » avec un détournement insolite et très drôle de la célèbre prière « Notre Père ». La famille est également présente, les enfants « les trois petites roses » si près du coeur, la femme aimée, avec laquelle les mots deviennent inutiles au détour d'une promenade dans le printemps qui revient, ainsi que le petit Basile, dernier-né de la tribu et déjà si éveillé sur la vie. Enfin, avec des mots justes, sensibles, précis, l'auteur exprime admirablement dans « Splendeur automnale » cette sourde langueur qui nous prend lorsque les jours raccourcissent, la douce mélancolie qui rôde devant ces « nuits rallongées ».