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Cet ouvrage de Paul Valéry a été publié à Paris en 1944. Il a été tiré pour la Galerie de l'Orfèvrerie Christofle à cent exemplaires. L'auteur est ici, occasionnellement, un dessinateur qui nous fait part de son expérience dans l'univers de la gravure. Dans un bref essai, précédé par la reproduction de quatre de ses gravures, Paul Valéry nous fait partager le bonheur de cette aventure d'amateur. Sans jamais oublier qu'il s'agit d'un art qui n'est pas le sien, l'auteur nie toute complaisance avec la facilité et avoue répéter le mot de Mirabeau : « La facilité est le premier des dons, à la condition de ne jamais s'en servir ». Un parcours initiatique qui suscite des réflexions telles que : « il est bon de se voir soi-même, en pleine conscience, aux prises avec des problèmes inédits...». Rappelant l'ingénuité de l'amateur et la maîtrise des grands artistes qu'il admire tant - Rembrandt, Canaletto ou Piranèse - Paul Valéry fait l'éloge du burin, « comparable à la plus belle prose », cette technique qui «a la force et la lucidité qu'impose un métier rigoureux ».