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Extraits des enregistrements Live réalisés en octobre 2009 au Théâtre Lederman de Stockholm, les titres présentés sur Theater Tilters sont frais et vibrants. ils débordent du genre d'énergie spontanée qui rend Atomic l'un des ensembles-clés du jazz européen d'aujourd'hui. Même si les deux compositeurs Ljungkvist et Wiik se partagent les honneurs (dans le rapport 60/40, respectivement), l'album reste résolument du pur Atomic.Le titre qui ouvre l'album, ""Green Mill Tilter"", entre en matière comme un début d'émeute. Il se réorganise rapidement en fanfare urbaine, avant de poursuivre les méandres d'une méditation située dans les décombres. Le retour de la sédition est tapageur: des éclats sporadiques, assemblages et auto-déconstructions à parts égales, sont suivis d'un swing quasi-funk conduisant au tiers final. avec un formidable solo signé Fredrik Ljungkvist.""Andersonville"" abonde en fantômes dans un groove qui secouerait des ossements, sur un fond d'écureuils excités par leur incapacité à exécuter le shuffle tel qu'on le pratique à Melbourne. Des suggestions de chaos et d'horreur précèdent une détermination à mettre fin à ses propres jours, avec un solo superbe de Magnus Broo.""Fissures"" remonte encore la manivelle énergétique d'un cran avec une entrée - comme une charge irrésistible - qui semble nous dire, ""J'irai où je veux et tout ce qui se met dans mon chemin n'aura aucune chance."" Puis, soudain, le titre s'interrompt. une contemplation soigneusement structurée précède un retour mené crescendo, progressivement, vers les grincements de son point de départ.