À l'occasion de l'exposition « The Thrill is Gone » (MAC, Marseille, septembre-décembre 2016), les Éditions Dilecta publient une monographie de Théo Mercier, soulignant l'évolution de son travail depuis quatre ans.Artiste autodidacte, Théo Mercier revendique une grande liberté formelle. Il s'emploie à déconstruire les mécanismes puis à les remonter dans d'harmonieuses contradictions. Renonçant au confort visuel et intellectuel, il impose paradoxe, bizarrerie et humour comme point de vue plastique. En résultent des sculptures et des collages, cadavres exquis où s'affrontent des images, des univers et des clichés, condition sine qua non à la réalisation d'une oeuvre « parasite ». Passé par l'atelier de Matthew Barney en 2008, il se voit décerner l'année suivante le Prix coup de coeur du Jury du Prix HSBC pour la photographie. Il a participé à de nombreuses expositions collectives, notamment « Dynasty » au Palais de Tokyo (2010), Lille 3000 (2012), « Le Surréalisme et l'objet » (Centre Pompidou, 2013- 2014), et a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2013-2014. Sa première monographie, All You Can Eat, a été publiée par Dilecta en 2012.Depuis quatre ans, le travail de Théo Mercier a évolué, passant notamment de la sculpture à la scénographie. En 2014, il présente Du futur faisons table rase, créé au MAC à Créteil, spectacle dans lequel se mêlaient saynètes de genre (farce, science-fiction...) et concert du groupe Sexy Sushi. En 2016, après s'être installé à Mexico, l'artiste met en scène Radio Vinci Park, « inquiétant rituel motomachique », confrontation entre un danseur et un motard. En janvier 2017, son prochain spectacle, La Fille du collectionneur, sera créé au théâtre des Amandiers (Nanterre). The Thrill is Gone revient sur l'évolution du travail de l'artiste ces dernières années, son passage au Mexique, et ses collaborations autour de ses spectacles.
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