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Fin 1979, Ian Curtis, le chanteur de Joy Division, passe des heures à coller un millier de pochettes du premier disque de The Durutti Column. Les deux groupes viennent de signer sur le label anglais Factory. Précision : cette fameuse pochette est en papier de verre. Faite, dit-on, pour détruire les disques voisins, d'après une idée du situationniste Guy Debord. L'album en question, The Return Of The Durutti Column, est devenu mythique pour ces deux raisons au moins : sa musique et sa pochette. S'appuyant sur des sources précises, ce livre se concentre d'abord sur ce groupe et son leader Vini Reilly. Il s'intéresse ensuite à la question de l'esthétique générale du disque vinyle. Qu'est-ce qui fait de lui un objet à part, dans la mesure où il n'est pas juste un format sonore mais donne aussi une « forme » à la musique ? À l'ère de la dématérialisation, est-ce un hasard s'il fait son grand retour ?