INSOMNIA - ÉVEILLÉ DANS UN RÊVE « Quiconque écoute la musique du trio zurichois imagine un intervalle monstrueux surgissant des profondeurs de la basse rock jusqu'aux sommets des sonorités techno sinusoïdales. Ou encore un coup de maître d'un chevalier sur le terrain de jeu de l'ici et du maintenant musical : de l'avant-garde improvisée à la techno allemande, puis un retour en arrière de deux cases vers le passé de Bristol. » Ueli Bernays (NZZ Feuilleton). Le double album « Insomnia » est né d'innombrables sessions studio entre 2007 et 2010. Des gigaoctets de sons et de rythmes ont été créés, condensés sur ces deux CD. Séquenceurs multiples s'entremêlent, des contretemps surgissent sans mesure, des tonalités d'une familiarité irritante. La prise de distance consciente avec les conventions, la création d'antimatière musicale, se ressent sur « Insomnia » comme sur aucun autre des cinq précédents albums de Superterz. La sensualisation des fragments et des bribes. Surprenantes, insolites et irisées, ces cristallisations d'immenses salles, d'églises sans plafond, de couloirs labyrinthiques, de vastes plaines, de gouffres déchiquetés et de hauteurs infinies nous recrachent sans cesse, à la manière d'Alice au pays des merveilles. Les rythmes semblent hors du temps, et pourtant des sillons se forment, qui pénètrent jusqu'aux tripes. On s'imagine à l'intérieur d'une machine. Des sons apparemment familiers de guitares, de batterie, de synthétiseurs et d'électronique, des voix et un trombone, comme tissés dans une danse voilée, nous enserrent sans jamais nous bercer. « Insomnia » est une oeuvre poétique où les fragments et les bribes s'accumulent en réalités sensuelles et où chaque seconde constitue une nouvelle découverte. Entre les concerts, « Insomnia » n'est pas une compilation de chansons que l'on peut réentendre en concert. Ce sont des journaux intimes, des enregistrements instantanés dans un bruit cosmique, à jamais irréversibles, mais qui se renouvellent sans cesse. Chaque concert est un nouveau départ, s'appuyant sur les éléments qui se sont estompés lors du précédent. Ce langage musical unique de Superterz se développe à partir d'une errance délibérée, sans direction prédéfinie. Ses références sont quelques morceaux, ce groove familier des caves et cantines du mouvement techno, et cette volonté de ne jamais se répéter, d'avancer sans cap précis, à l'image de l'expansion de l'énergie cosmique après le Big Bang. « La musique électronique, en quelque sorte, puise ses racines dans le terreau de la musique contemporaine, de l'improvisation et du post-rock. » Ueli Bernays (NZZ Feuilleton) : « C'est une musique frénétique, une musique qui franchit les frontières, une fusion de mondes divers. Apparaissant et disparaissant : électronique, percussions et instruments acoustiques dans un dialogue entre jazz, musique électronique et post-rock ; une musique conçue comme un champ plutôt que comme une composition figée. SUPERTERZ, le projet des deux frères Marcel et Ravi Vaid (le premier, lauréat de nombreux prix pour ses musiques de film, le second, réalisateur du film Dachkantine), se consacre pleinement à l'improvisation sur son prochain album « Insomnia ». Un double CD composé d'enregistrements de rencontres en direct, notamment avec la pianiste de Neue-Musik Marianne Schroeder et le tromboniste Bernhard Bamert. Le guitariste de jazz Harald Haerter et le batteur Simon Berz accompagneront Superterz à l'occasion de la sortie de leur CD. » (sib/züritipp)
Pays d'Origine : INCONNU
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