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"Sultan Mourad" est un poème extrait de "La Légende des siècles" de Victor Hugo, qui dépeint la vie et les actes du sultan Mourad, un dirigeant tyrannique et sanguinaire. Le texte commence par une description des atrocités commises par Mourad, fils du sultan Bajazet, qui surpassa en cruauté les empereurs romains. Il est décrit comme un conquérant impitoyable, enchaînement de massacres et de destructions à grande échelle, allant jusqu'à tuer ses propres frères et son fils. Sa soif de pouvoir et de violence est inextinguible, et il est craint et haï par tous. Cependant, un jour, alors qu'il marche dans les rues de Bagdad, Mourad montre un rare moment de compassion en secourant un porc mourant, chassant les mouches qui le tourmentent. Ce geste, bien que minime, a des répercussions cosmiques. Dans une transformation céleste, le porc plaide en faveur de Mourad devant Dieu, et une balance divine pèse le monde contre le porc. Étonnamment, le geste de pitié de Mourad fait pencher la balance en sa faveur. Mourad meurt peu après, mais grâce à cet acte de compassion, il est accueilli au paradis, ses crimes effacés par un seul instant de bonté. Le poème illustre la puissance rédemptrice d'un simple acte de miséricorde, même pour les âmes les plus noires.