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Simon-Pierre Bestion a choisi de mettre en miroir deux Stabat Mater distants de plus plus de 150 ans : « je ressens dans ces deux oeuvres une même tonalité, une même expression de la douleur, dit le fondateur de la Tempête... J'ai choisi d'« augmenter » la version de Scarlatti et de « diminuer » la version orchestrale de Dvorak, de manière à trouver un point de rencontre. Pour le premier, j'ai ajouté des parties de cordes doublant parfois les lignes chantées, en colla parte, comme cela se faisait beaucoup à l'époque, ce qui permet non seulement d'amplifier la source sonore mais aussi d'ajouter un timbre à la voix.... Pour le second, j'ai écrit une transcription en articulant la partie de piano originale à la partie pour grand orchestre réduite à son expression minimum, c'est-à-dire aux cordes. Cela crée un univers sonore commun aux deux oeuvres, je parlerais même d'un lyrisme commun, dont seuls les timbres du piano et de l'orgue, auquel s'ajoute le théorbe, se distinguent. »