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Compagne du dessinateur Hans Bellmer et peintre elle-même, Unica Zürn est morte en 1970. Elle avait fait un certain nombre d'expositions placées sous le signe du surréalisme, expositions préfacées notamment par André Pieyre de Mandiargues et Max Ernst. Au cours des dernières années de sa vie, elle avait été internée à plusieurs reprises dans des cliniques psychiatriques.Sombre printemps est un récit des impressions d'enfance, poussées jusqu'à leurs conséquences inéluctables et dramatiques. Entre un père bien-aimé mais lointain et une mère détestée, la petite fille va apprendre à connaître le monde des adultes et s'initier à la sexualité, horrifiante et fascinante, puis à l'amour fou. Mais qui pourrait supporter l'amour sans en mourir ?"Ruth Henry a noté à propos d'Unica Zürn : "Elle a su écrire sur sa maladie et pas seulement la décrire. Ainsi écrivait-elle son mal, dans la mesure où vivre était précisément sa souffrance. Elle a perçu que la dérobade, la fuite, le besoin de la maladie, de la folie, constituaient le fondement de son existence. Cependant, en assumant une tâche qu'elle s'était fixée par elle-même, elle a transposé la destruction de cette maladie en quelque chose de positif, en une oeuvre. Elle a, ce faisant, accompli une action - une action vitale - qui lui a permis ensuite de se tourner "vers le vieux pays enchanteur de la mort"."Bouleversant dans sa sobriété, ce petit livre brille d'un éclat noir. C'est une pierre rare, aux arêtes tranchantes."