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Gabin, un jeune homme atteint de la maladie de Gilles de la Tourette, est recueilli par Marco, un agriculteur du bocage vendéen, à l'esprit libertaire et anticlérical. La propriété de Marco jouxte celle du Comte Gorgeron de la Chesnaye qui lorgne sur ces terres depuis de nombreuses années.La violence aveugle et irrationnelle, qui se déchaîne soudain dans ce coin de bocage, fait écho aux violences d'une autre histoire, datant de l'époque révolutionnaire, qui s'imbrique dans le récit principal.Rouge bocage nous rappelle qu'à l'heure où le fanatisme politico-religieux se déchaîne, la France a connu dans le passé des périodes violentes où politique et religion jouaient déjà les premiers rôles.Au-delà de ce que chacun peut faire, à son échelle, pour empêcher l'irrationnel attisé par la haine de prendre le pas sur la raison, le roman interroge également sur la part de monstruosité tapie au fond de nous:« C'était inhumain, et les hommes étaient... Non, ils n'étaient pas inhumains. C'était cela le pire, voyez-vous, ce sentiment qu'ils n'étaient peut-être pas inhumains. » J. Conrad, Au coeur des ténèbres.