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Lire les lignes de code qui composent un programme peut permettre de voir de quels discours politique ou moral, de quels projets, de quels intérêts ou encore de quels imaginaires le programme est l'insigne.Il nous semble donc que le décryptage des programmes ne doit pas devenir une discipline autonome. Au contraire, nous pensons, à l'instar de Matthew Fuller, que l'anthropologie, la sociologie, le droit, l'économie, l'histoire, les sciences politiques, la philosophie, la linguistique et les sciences de la communication devraient (pouvoir) analyser les programmes en allant jusqu'à la lecture des lignes de code, et non que l'on devrait créer un nouveau champ dont les chercheurs s'occuperaient de lire le code tandis que leurs collègues des autres disciplines continueraient à problématiser et à analyser des phénomènes au sein desquels les programmes jouent un rôle fondamental sans que ces chercheurs ne prêtent jamais attention aux dits programmes.Dans ce numéro, vous trouverez par ailleurs en Varia une contribution de Manon Istasse qui présente Facebook et les amateurs de patrimoine au travers de la description et l'analyse d'un groupe Facebook dédié au patrimoine d'une ville française, et sa comparaison avec les caractéristiques des dispositifs collaboratifs des sciences citoyennes.