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Revisiting Grappelli
Mathias Levy (Interprete), Mathias Levy (Auteur)
CD | Format : CD Digipack | Label : Socadisc,Jazz Family | Date de parution : 01/09/2017
Résumé
jazz en réactivant l'héritage de Stéphane Grappelli grâce à un disque
enregistré à la Philharmonie de Paris, sur un violon ayant appartenu au
maître disparu voici vingt ans.
Quel musicien le premier a-t-il fait swinguer Bach, enregistré aussi
bien avec les Pink Floyd que Yehudi Menuhin, contribué à l'invention
d'un jazz sur instruments à cordes, partagé le studio avec Coleman
Hawkins et Oscar Peterson, signé la musique du mythique film Les
Valseuses et fait le tour du monde avec son « violon pour tout bagage
» ? Stéphane Grappelli ! Autrefois star mondiale, de nos jours un peu
négligé, le violoniste est pourtant l'un des rares Français à s'être fait
une place parmi les « grands » du jazz. La postérité est ingrate, elle
a ses lacunes et ses injustices et relègue parfois dans l'ombre des
hommes qui devraient occuper une large place dans notre mémoire. À
35 ans, le violoniste Mathias Lévy, lui, n'a pas oublié Stéphane Grappelli.
D'abord, parce qu'il lui a procuré ses premières émotions de jazz et lui a
transmis la sensation virale du swing. Ensuite, parce que Grappelli est
celui qui, le premier, a permis à son instrument — le violon — de se faire
une place au sein du jazz, grâce au tandem fabuleux qu'il formait avec
Django Reinhardt au sein du fameux Quintette du Hot Club de France.
Deux bonnes raisons à ses yeux de célébrer son importance et de
s'inscrire dans sa descendance : « Revisiting Grappelli ».
« On peut dire que Grappelli était dans une position de pionnier et non
d'aventurier, souligne Mathias Lévy. À la différence de Django, il n'a
pas nécessairement recherché ce truc de la modernité qui veut qu'un
artiste doive absolument évoluer. Certes, il a moins évolué dans son
style que Django mais n'oublions pas que cette manière d'envisager
le jazz, c'est tout de même lui qui l'a inventée et qu'elle reste, de fait,
porteuse de modernité ! » C'est le point de départ de cet album qui, loin
de se réduire à un simple hommage, se veut une pleine réactivation de
l'héritage de Stéphane Grappelli, à la juste mesure de la contribution
artistique du violoniste. Celle, d'abord, d'un jazz créé entièrement sur
cordes, qui permet de retrouver la sonorité de l'instrument au naturel,
pleinement acoustique, alors que depuis plusieurs décennies, l'âme du
violon jazz s'était quelque peu diluée sous l'effet de l'électrification.
L'autre motivation qui a placé ce disque sous l'égide de Stéphane
Grappelli tient au désir de proposer une musique qui, bien que Mathias
Lévy ait acquis ses lettres de noblesse dans le genre, ne se résume
pas au seul « jazz manouche ». Comme le fit Grappelli tout au long de
sa carrière, ce disque s'ouvre à toutes sortes d'influences musicales
et embrasse le jazz dans la diversité de son langage. « Au fond, on
peut considérer qu'il n'y a pas vraiment eu de continuité à la musique
de Django et Grappelli hormis le cas spécifique du jazz manouche (qui
a évolué vers une hyper virtuosité mais qui ne se départit jamais de la
pompe, n'offrant pas d'espace de création très large) et l'électrification
du violon qui, de fait, s'est coupée du son originel », constate Mathias
Lévy.
D'où l'ambition de revenir à certaines fondamentaux acoustiques, à
une instrumentation entièrement à cordes, à une approche ouverte
de l'improvisation, et à un répertoire qui, plutôt que de puiser dans les
classiques du swing manouche, emprunte à différentes époques de la
carrière de Stéphane Grappelli et révèle l'étendue de ses inspirations
: « J'ai délibérément choisi des compositions qui ne soient pas des
standards, et sont parfois peu connues. Je retrouve une espèce
d'évidence mélodique et d'expressivité dans les compositions de
Stéphane Grappelli qui sont liées à l'essence de son art », explique le
jeune violoniste parisien. Au programme, des thèmes de sa période
anglaise, des extraits de des B.O. des Valseuses et de Milou en mai,
des morceaux uniquement enregistrés par Grappelli au piano dont
il jouait fort bien (avec des personnalités aussi dissemblables que
Henri Crolla ou Yehudi Menuhin), une reprise de Wish You Were Here
(d'après la version longtemps inédite que Pink Floyd avait gravée
avec le violoniste), Evelyne composé par Stéphane Grappelli pour sa
fille ou encore le premier mouvement du Concerto en ré mineur de
J.-S. Bach que, à l'initiative de Charles Delaunay, Django Reinhardt,
Stéphane Grappelli et le violoniste afro-américain Eddie South avaient
transformé en 1937 en petit bijou de swing et qui est l'occasion, pour
Mathias Lévy, d'inviter le violoncelliste François Salques à jeter un
nouveau pont entre leurs deux univers musicaux.
Pour concrétiser ce vaste projet, Mathias Lévy a pu s'appuyer sur deux
partenaires de taille. Le premier est le contrebassiste Jean-Philippe
Viret qui, avant de devenir l'un des musiciens du jazz français les plus
attachants, fut l'accompagnateur attitré de Stéphane Grappelli de
1989 jusqu'à la disparition du violoniste. Non seulement contrebassiste
du trio, il a tenu le rôle de directeur artistique, évitant au projet toute
tentation nostalgique, au profit d'une interprétation résolument
contemporaine de la musique de son ancien leader. Le second est le
musée de la Musique qui, au sein de la Philharmonie de Paris, conserve
dans ses collections un violon ayant appartenu à Stéphane Grappelli
qui le reçut lui-même des mains de Michel Warlop (1911-1947),
autre pionnier français du jazz sur cordes. C'est sur cet instrument
emblématique d'une certaine lignée hexagonale du violon jazz, offert
par Grappelli au musée en 1995, que Mathias Lévy a enregistré tout
son disque, grâce au prêt exceptionnel : « Il sonne d'enfer, raconte-t-il.
C'est un violon Hel, du nom du luthier lillois qui l'a fabriqué ; il possède
un son puissant, directif, idéal pour jouer du jazz » superbement
restitué par le talent (et les micros) de Philippe Teissier du Cros.
Et le jeune violoniste de conclure : « À mes yeux, Grappelli est celui
qui a su faire cohabiter l'improvisation, le swing et l'émotion. De tous
les violonistes de jazz que je connaisse, il reste mon préféré car il
conserve dans son jeu ce qui est propre à l'expressivité violonistique,
notamment le vibrato. Pour moi, il est au jazz ce qu'Itzhak Perlman est
au classique. » Entre les mains de Mathias Lévy, pareil héritage, porté
par l'enthousiasme et l'audace virtuose du violoniste, ne pouvait que
trouver une seconde jeunesse. Stéphane Grappelli est à nouveau parmi
nous.
Pays d'Origine : INCONNU
Année de Sortie : 2017
Détails
| EAN | 3341348159904 |
|---|---|
| Contributeurs | Mathias Levy (Interprete), Mathias Levy (Auteur) |
| Format | CD Digipack |
| Support | CD |
| Nombre de disques | 1 |
| Genre | JAZZ |
| Poids | 0.07 kg |
| Liste de pistes | Disque 11.alysonFrançois Salque (Interprete) Jean-Philippe Viret (Chef d'Orchestre, Interprete) Mathias Levy (Artiste principal, Interprete) Sébastien Giniaux (Interprete) 2.valse du passé François Salque (Interprete) Jean-Philippe Viret (Chef d'Orchestre, Interprete) Mathias Levy (Artiste principal, Interprete) Sébastien Giniaux (Interprete) 3.marno François Salque (Interprete) Jean-Philippe Viret (Chef d'Orchestre, Interprete) Mathias Levy (Artiste principal, Interprete) Sébastien Giniaux (Interprete) 4.giboulées de mars François Salque (Interprete) Jean-Philippe Viret (Chef d'Orchestre, Interprete) Mathias Levy (Artiste principal, Interprete) Sébastien Giniaux (Interprete) 5.wish you were here François Salque (Interprete) Jean-Philippe Viret (Chef d'Orchestre, Interprete) Mathias Levy (Artiste principal, Interprete) Sébastien Giniaux (Interprete) 6.denise François Salque (Interprete) Jean-Philippe Viret (Chef d'Orchestre, Interprete) Mathias Levy (Artiste principal, Interprete) Sébastien Giniaux (Interprete) 7.concerto en ré mineur pour 2 violons François Salque (Interprete) Jean-Philippe Viret (Chef d'Orchestre, Interprete) Mathias Levy (Artiste principal, Interprete) Sébastien Giniaux (Interprete) 8.souvenir de Willinegen + rolls François Salque (Interprete) Jean-Philippe Viret (Chef d'Orchestre, Interprete) Mathias Levy (Artiste principal, Interprete) Sébastien Giniaux (Interprete) 9.milou en mai François Salque (Interprete) Jean-Philippe Viret (Chef d'Orchestre, Interprete) Mathias Levy (Artiste principal, Interprete) Sébastien Giniaux (Interprete) 10.Evelyne François Salque (Interprete) Jean-Philippe Viret (Chef d'Orchestre, Interprete) Mathias Levy (Artiste principal, Interprete) Sébastien Giniaux (Interprete) |
| Catégories | Musique, Jazz |
