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Jean Meunier, l'auteur, est né le 14 juillet 1942, enseveli sous les bombardements de juin 44, enfance modeste dans une cité d'urgence en terre et couverte en fibrociment. Études primaires mais brillantes, toujours 1er de la classe. Entré à 14 ans comme apprenti pâtissier puis commis à Dourdan jusqu'à l'appel sous les drapeaux à 19 ans. Il eut 20 ans et 21 ans en Algérie 62/63. Rentré d'Algérie en 63 et fait toute sa carrière comme chef pâtissier. Il a obtenu la médaille du travail grand or après plus de 40 ans de service. Désormais retraité.L'auteur raconte de manière autobiographique son passage dans un régiment de tirailleur algérien disciplinaire.Tous tondus à blanc, coup de crosse sur la tête, sport, torse nu à l'aube, en plein hiver, dans la tempête ou la neige, heures de pelote dans la cour sous les coups de ceinturons, tir de jour, tir de nuit jusqu'à 23 h ou 2 h du mat. Harcèlement nocturne des gradés dans l'obscurité de 21 h à 23 h à finir en caleçon, brodequin, guêtre et casque lourd, sous les coups de ceinturons, parcours du combattant répétés, marche de 20 ou 50 km.Nourriture noirâtre avariée, pain moisi, nous perdions nos dents saines (scorbut), courrier ouvert avant et après. Pas d'hygiène, pas d'eau, pas de miroir, pas de chauffage. Tabassage par les gradés, punition du tombeau (enterré vivant 24 h) après le 19 mars, désertion des pieds-noirs pour l'OAS et des Arabes pour le FLN. Un jour, 30 arabes ont déserté ensemble dont 15 dans notre piaule, l'insécurité en dehors du camp et dans le camp jusque dans notre lit...