Le stockage local semble être désactivé dans votre navigateur.
Pour une meilleure expérience sur notre site, assurez-vous d’activer le cache dans votre navigateur.

Leader de l'occasion depuis 1886

En ce moment : SOLDES JUSQU'À - 70%

Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats

-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins

En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !

 Avantages Fidélité

 Service client

 Besoin d'aide

Leader de l'occasion depuis 1886

En ce moment : SOLDES JUSQU'À - 70%

Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats

-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins

En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !

 Avantages Fidélité

 Service client

 Besoin d'aide

Leader de l'occasion depuis 1886

Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats

-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins

En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !

Point de rencontre à l'infini

Klaus Mann (Auteur principal), Corinna Gepner (Traducteur)

Livre | Format : Livre | Editeur : Phébus | Date de parution : 11/03/2010

Non disponible en ligne

Alerte dispo

Alerte dispo

Non disponible en ligne

Alerte dispo

Alerte dispo


Résumé

On aimerait tant parler de lui sans préciser de qui il fut le fils et de quiil fut le neveu, mais c'est impossible. Ce n'est pas même pas souhaitable :puisque Klaus Mann a porté son nom comme une croix, l'ignorer reviendrait ànier la part sombre de sa biographie. Quoi qu'il écrivît, ou qu'il se réfugiât,quoi qu'il entreprît, il y eut toujours quelqu'un quelque part pour luirappeler ce qu'il n'avait pas oublié. Non que le Magicien lui eut fait del'ombre : il lui cachait le soleil. C'est un grand malheur que de se faireécrivain sous un père écrivain. Qui plus est un homme mondialement célébré,plébiscité, adulé même. Soit on renonce, soit on creuse l'écart. Hors dequestion de le rattraper. Ne reste alors qu'à en prendre le contre-pied entoutes choses, dans la vie comme dans l'oeuvre. Puisque le père fut un créateurde génie, le fils s'attachera à être d'abord un témoin de son temps ; puisquel'un eut un comportement exemplaire en se tenant toujours au centre de la page,l'autre s'ingénia à s'agiter dans les marges en se donnant comme excentrique.Mais autant le père eut le génie de mener de front sa double activitéd'intellectuel séculier et d'écrivain régulier, autant chez le fils,l'engagement politique éclipsa la sensibilité du romancier, non dans sa fictionmais aux yeux du public. Avec le temps, il se résigna à ce qui le minait.Certaines destinées ne se lisent bien que rétroactivement, comme si la finéclairait le reste d'une lumière noire ; c'est notamment le cas des grandssuicidés de la littérature, Heinrich von Kleist, Walter Benjamin, KurtTucholsky, Stefan Zweig, Virginia Woolf, Arthur Koestler, Mishima... Celle deKlaus Mann offre la particularité de se décrypter tant à partir de sa naissancequ'à compter de sa mort volontaire. Doit-on pour autant lire toute son oeuvrecomme une « Lettre au père » ? Dans ses Souvenirs des jours heureux, derniertome en date de son Journal interminable, Julien Green exprimait sa préférencepour Klaus Mann en raison de sa morbidesse inspirée, tellement plus inspiranteque l'ennui bourgeois distillé par son père statufié. Au fond, que savent lesFrançais de Klaus Mann (1906-1949) ? Qu'il fut le fils de Thomas Mann, cettemontagne magique de la littérature contemporaine qui le domina au point del'écraser au risque de l'éclipser durablement. Qu'il fut le neveu de HeinrichMann, antifasciste exemplaire. Qu'il avait été dans sa jeunesse un dandy,homosexuel et drogué, dilettante et provocateur, assez insouciant pourconsacrer neuf mois à arpenter la terre avec sa soeur non moins débauchée Erikaen se faisant passer pour des jumeaux A travers le vaste monde. Que, pour serattraper, il a laissé un magnifique journal intime sous le titre Le Tournant.Qu'il est l'auteur de Mephisto (1936), roman de la carrière d'un grand comédieninspiré par celle de son beau-frère, personnage ambitieux et lâche dont lacorruption par le régime nazi, et par Goering en particulier, le poussera, decompromis en compromission, au faîte de la gloire publique et de la déchéancepersonnelle, ce que le réalisateur hongrois Ivan Szabo restitueramagnifiquement dans son film Mephisto (1981) avec un Klaus-Maria Brandauerinoubliable dans le rôle-titre. Voilà ce que savent généralement les lecteursfrançais. Les plus curieux d'entre eux avaient également entrevu sa silhouettedans les études consacrées à l'émigration antifasciste allemande, Weimar enexil de Jean-Michel Palmier et Exil et engagement d'Albrecht Betz. C'est tout.Non que ce soit peu, mais c'est insuffisant pour un écrivain de cette trempe.Car Klaus Mann n'a pas attendu la démonstration de l'immonde pour attaquer,s'indigner, dénoncer. Ni atermoiement, ni tergiversation. Une ligne, uneseule : on ne dîne pas avec le diable fut-ce avec une longue cuillère. Pas lamoindre compromission, pas le moindre répit. Eût-il duré mille ans comme prévu,le IIIème Reich s'en fût fait un ennemi pour mille et un ans. Rares sont lesintellectuels français de cette époque dont on pourrait en faire les frères enpugnacité. Un nom vient spontanément à l'esprit, pas des plus connus, hélas,mais des plus puissants par le souvenir qu'il a laissé dans la mémoire de ceuxqui l'ont lu et le lisent encore, celui d'André Suarès. Il y a comme uneparenté en prophétisme politique entre ces deux hommes au destin de Cassandres.Ils avaient un trait de caractère en partage, beaucoup moins répandu qu'on nele croit, la lucidité. Son antinazisme ne l'a pas fait verser dans lestalinisme comme tant d'autres ; l'homo sovieticus lui aurait certainementreproché de mentir comme seul en est capable un témoin oculaire. Sa lucidité afait qu'il s'est gardé à gauche comme à droite, ce qui n'allait pas de soi ence temps-là. Trois ruptures ponctuent l'engagement de cet européen absolu :l'exil (13 mars 1933), le renoncement à la langue allemande (29 août 1939),l'endossement de l'uniforme de l'armée américaine (28 décembre 1942). En 1936,il dit de l'allemand que « c'est ma langue, même un Hitler ne peut pas me lavoler », mais en 1939, il décide solennellement de n'écrire plus qu'en anglais.Au fond, son reproche fondamental au nazisme, au-delà des procès d'intentionsur les crimes qu'il s'apprête à commettre, c'est d'être viscéralement« hostile à l'esprit ». D'être infiniment responsable de « la déroute del'esprit allemand ». Qui dira après qu'il était un être frivole ? Lucidité,gravité, sagesse. Une rareté. Le 20 décembre 1931, lorsque le diariste dressel'inventaire de tout ce qu'il a écrit au cours de l'année échue, les 550 pagesde ce roman viennent en tête. Le Volcan demeure probablement son roman le plusachevé, mais tous portent sa marque, oscillant entre les deux pôles de l'espoiret du désespoir, charriant ses mêmes obsessions de l'homosexualité, du suicide,de la mort, les trois étant inextricablement nouées jusqu'à représenter unehantise unique. Point de rencontre à l'infini n'y échappe pas. Inutile derecourir aux traités d'optique ni au théorème de Chales et autresconsidérations sur les arcs curvilignes, nous ne sommes pas dans lamétaphysique de l'asymptote. Jean-Michel Palmier a vu dans ce livre « unetransition entre les récits et esquisses psychologiques consacrés àl'adolescence et ses oeuvres d'exil, plus politiques ». Comme un trait d'union.Autobiographique ? Comme le reste de sa famille de papier. Klaus et sa soeurErika se profilent d'évidence derrière les héros ; il en va de même pour laplupart des autres à qui les spécialistes eurent tôt fait de trouver unedoublure (le méphistophélissime comédien Gustav Gründgens, auquel Mann fut lié,derrière le danseur Gregor Gregori) ; gardons-nous pour autant d'en faire unroman-à-clés car ce serait le tuer, la durée de vie de ce genre-là n'excédantpas quelque mois ; de toute façon, il en va avec Klaus Mann comme avec lesautres, tout personnage est une mosaïque de traits empruntés à cent autres,aucun n'est un bloc de granit. Jusqu'à présent, Point de rencontre avecl'infini demeurait inédit en français. Dominique Miermont, qui l'a découvert,l'a porté à Phébus qui en a confié la translation à Corinna Gepner, traductricedu Kafka de Contemplation, de Angelika Schrobsdorff (Tu n'es pas une mère commeune autre) et de Heinrich Steinfest (Sale cabot). Et pourquoi ne saluerait-onpas les passeurs d'un roman, et parfois d'un écrivain, qui, sans eux, seraientrestés enfouis sous la poussière du temps ? Qu'a-t-il fait en 1932, temps del'écriture de Point de rencontre avec l'infini ? Une année passée à voyager àtravers l'Europe. A rédiger des démentis cinglants aux canailleries diffuséespar le Völkischer Beobachter sur lui ou sur sa soeur. A écrire des articles, despréfaces, des chansons, des émissions, des notes et Douleur d'un été, unenouvelle sur Sanary. A traîner au Sélect de Montparnasse. A s'agiterfébrilement jusqu'à donner l'impression d'être toujours en mouvement. A visiterGide, Green ou Cocteau en leur repaire. A absorber des drogues diverses. As'enivrer de films, A nous la liberté, La Chienne, Le cuirassé Potemkine. Arêver puis à se faire le greffier de ses rêves dans son Journal. A songer ausuicide en marchant la nuit dans Venise déserte. Et à lire, lire et lireencore. Déjà, son attachement au génie de l'Allemagne ne se manifeste plus quepar son attachement à sa langue. Mais ni par sa terre, qui l'indiffère, ni parses habitants, qu'il méprise. Il est un étranger dans son pays où rien ne leretient, lui a qui n'a pas attendu l'arrivée de l'infâme au pouvoir pour sesentir chez lui ailleurs. La question de l'exil intérieur ne se pose même pas,comme chez le poète Gottfried Benn, qu'il avait tant admiré ; son tempéramentradical ne souffre pas ces nuances d'états d'âme. On part ou on reste. Pas decompromis possible : on ne pactise pas. Humant l'agonie d'une république danscette Allemagne en décomposition, Klaus Mann anticipe la douleur qui sera lasienne d'être privé de patrie. Dans ses cauchemars, des visages ricanants ethideux viennent l'assaillir, à peine échappés des tableaux de George Grosz.Déraciné, il l'est déjà, avant même d'avoir quitté ce territoire où il étouffe.Lui qui se présente volontiers comme un intellectuel libéral européen, le voilàconfronté au spectre de la solitude à venir. Trois fois plutôt qu'une. Cetteannée-là, il adapte Les Enfants terribles de Jean Cocteau pour la scèneallemande et son Geschwister est un échec retentissant ; puis il publie ceroman Treffpunkt im Unendlichen que vous tenez aujourd'hui entre les mains sousle beau titre de Point de rencontre à l'infini qu'il résume comme une tentativede montrer sous la forme d'un récit la problématique complexe d'un groupe debohémiens internationaux ; la critique littéraire est à peine plus indulgenteque la critique dramatique. Même l'article de Süskind dans Literatur n'est pastrès clairvoyant, c'est peu de le dire ainsi : « Il n'y a pas eu une seulerecension vraiment satisfaisante de ce livre ; je n'ai jamais rencontré autantd'incompréhension jusqu'ici » note Mann amèrement dans son Journal (8 novembre1932). Non pas louangeuse, admirative, argumentée ou même simplementbienveillante, mais juste satisfaisante aux yeux de l'auteur. Dans le pire descas, les critiques sont infâmes ; dans le meilleur, aimables, à l'étrangersurtout. Il est vrai qu'il se montre aussi intransigeant, et aussi peu porté aucompromis dans sa dénonciation du mal qui ronge à l'Allemagne, qu'il s'agissede fiction ou de pamphlet. Ses pires détracteurs ne sont pas toujours à droite,ce qui l'attriste profondément. Même son camp lui reproche son mode de vie,d'où il infère une réputation de légèreté, de dandysme littéraire, de facilité.Toutes choses synonymes de bâclage, injustice qui ne pardonne pas. Que faire deses romans quand le meilleur de sa réputation est avant tout assis sur sonoeuvre d'essayiste, son acuité de témoin privilégié, son intérêt documentaire ?Ils sont jugés à l'aune de sa qualité d'intellectuel. Il est vrai aussi queMann ne conçoit pas de s'adonner à une fiction qui ne soit pas de quelquemanière autobiographique. Le créateur est ses créatures, lesquellesl'engendrent en retour en la magnifiant. Mais un romancier qui ose proclamerque Je n'est autre que lui-même est-il encore un romancier aux yeux du monde ?Il se console en se persuadant que de telles oeuvres ne pouvaient toucher qu'uncercle restreint. Il a l'habitude. Sauf que cette fois, il prend peur, ainsiqu'il le confie aux pages les plus intimes de son autobiographie : « Lamalveillance, -j'étais obligé de le reconnaître- avait pris de la profondeur,elle était devenue plus méchante, plus froide, plus hostile. Une malveillancequi veut détruire. Torturer d'abord, puis tuer. Une malveillance meurtrière,une haine-nazie : voilà l'image grimaçante que m'opposaient les colonnes desjournaux et, au théâtre, les visages du public. On ne pouvait plus voir celasous un angle comique, comme les scandales de ma prime jeunesse. Cela devenaitsérieux ». Impossible de séparer cette peur née de l'accueil de Point derencontre de l'infini de sa lecture. Ne cessons d'y penser. Excès debarbituriques à 42 ans à Cannes : comment ne pas penser au suicide de RichardDarmstädter à Nice dans ce roman ? L'un et l'autre écrasés par leur père. Rienn'est glaçant comme ces signes prémonitoires nichés dans un roman, où l'on voitune créature accomplir un geste fatal dix sept ans avant que son créateur n'enfasse autant. Il a mis fin à ses séjours comme si, au mal qui le rongeait, ilne pouvait mettre un terme qu'en devenant forcené ou dément et qu'il serefusait à ce dilemme. Fin de partie et début de la légende maudite. Il a vouluque ces mots fussent gravés sur sa tombe : « Celui qui veut sauver sa vie laperdra » tiré de Luc 9, 22-25 qui poursuit : « ...mais celui qui perdra sa viepour moi la sauvera ». Cruel est le préfacier qui gâte le plaisir du lecteur endévoilant l'histoire qu'il s'apprête à découvrir. Vous n'en saurez donc presquerien avant. Rien de l'hôtel de la rue Royer Collard, des juges de la SainteVehme, de L'Amour d'Amélie, des babys-bandits pleureurs, de l'impertinence dudocteur Goebbels, du néant tenu pour la perfection et de la mélancolie quisourd de ces pages. Rien avant de les avoir lues jusqu'à s'en être imprégné aupoint de se croire soi-même rescapé du monde d'avant. Ne jamais oublierl'avertissement de Graham Greene : « A novel i s never what it is about ». Maislorsque vous y rencontrerez des mots ou des expressions « en français dans letexte », dites-vous bien que, si au-delà de la convention, un certain nombred'entre eux le sont à la lettre, tout le roman est en quelque sorte « enfrançais dans le texte » par l'esprit. Il faudra le travail du temps avant queKlaus ne soit plus un Kleiner Mann. Ni « Petit Mann », ni « petit homme ». Nimême celui qui a réussi à se faire un prénom jusque dans sa mort. Juste unécrivain à part entière. Les Français seront peut-être les lecteurs par quicette tardive reconnaissance finira peut-être par s'imposer : après tout, neleur doit-on pas déjà la consécration, durable et triomphale, de Stefan Zweig,négligé sinon dédaigné ailleurs y compris chez lui ? Certains soirs àMontparnasse, on croit deviner la silhouette de Klaus Mann à la terrasse duDôme et de la Rotonde ou dans la salle du fond, au Sélect, et ce n'est pas toutà fait une coïncidence. Depuis qu'on le lit davantage, il est vivant. Il fut lavigie de cette Atlantide. Cette Europe-là est morte et non ressuscitée. KlausMann s'en fit le chroniqueur d'une effrayante lucidité, jusqu'à mettre à jource que Jean-Claude Milner désignera dans un essai implacable comme « sespenchants criminels ». Plus on pénètre dans son monde, et la sensibilité de ceroman nous y aide comme peu d'autres textes, plus il apparaît que l'on ne saitpas tout de ce que nous réserve le passé. Après la publication de Contre labarbarie, il faut louer celle de Point de rencontre à l'infini pour sacontribution à la cause. Mais la route sera longue : dans le très completDictionnaire du monde germanique, comme dans l'Histoire de la littératureallemande, il n'y a rien entre la notice de Heinrich Mann et celle de ThomasMann. Peut-être le notre n'a-t-il jamais existé que dans nos imaginations ? Sil'on peut atténuer la douleur des morts, alors il serait temps de prendre KlausMann au sérieux en le lisant à la hauteur de sa propre histoire. On ne sauraitmieux rendre justice à un écrivain exilé de lui-même qu'en le réconciliant avecson ombre. Pierre Assouline Klaus Mann, Le Tournant, traduit de l'allemand parNicole Roche, Solin, 1984 (avec une préface de Jean-Michel Palmier) Journal.Les années brunes 1931-1936, traduit de l'allemand par Pierre-François Kaempf,Grasset, 1996 Méphisto,, Denoël, 1975 (avec une préface de Michel Tournier)Dictionnaire du monde germanique, sous la direction de Elisabeth Décultot,Michel Espagne et Jacques Le Rider, Bayard, 2007 Histoire de la littératureallemande, sous la direction de Fernand Mossé, Aubier, 1995

Détails

Plus d’information
EAN 9782752903747
ISBN 275290374X
Contributeurs Klaus Mann (Auteur principal), Corinna Gepner (Traducteur)
Format Livre
Nombre de pages 297
Éditeur Phébus
Collection LITT ETRANGERE
Largeur 14 cm
Longueur 20.5 cm
Épaisseur 2.2 cm
Poids 0.367 kg
Impression à la demande Non
Catégories Livres, Littérature allemande, Romans et Littérature

Avis

Rédigez votre propre commentaire
Seuls les utilisateurs sauvegardés peuvent soumettre leur avis. Veuillez vous connecter ou créer un compte