La boutique ne fonctionnera pas correctement dans le cas où les cookies sont désactivés.
Le stockage local semble être désactivé dans votre navigateur.
Pour une meilleure expérience sur notre site, assurez-vous d’activer le cache dans votre navigateur.
Leader de l'occasion depuis 1886
En ce moment : SOLDES JUSQU'À - 70%
Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats
-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins
En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !
Avantages Fidélité
Service client
Besoin d'aide
Leader de l'occasion depuis 1886
En ce moment : SOLDES JUSQU'À - 70%
Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats
-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins
En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !
Avantages Fidélité
Service client
Besoin d'aide
Leader de l'occasion depuis 1886
Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats
-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins
En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !
Disponibilités communiquées à titre indicatif, nous ne pouvons vous les garantir.
Les prix de vente peuvent varier des prix en ligne et entre chaque magasin.
Peut-on contrer l'oubli avec un livre ? Peut-on se raconter sans " recomposer ", sans céder à l'anecdote, à l'apitoiement ou l'autosatisfaction ? Avec Place de Chine, publié à l'origine en 1989, Roland Hélié propose un récit autobiographique unique qui prend la forme d'une lutte contre l'oubli, le bras armé du temps qui passe. En 2010, Marie Barbier et Jean-Pierre Montal des Editions Rue Fromentin découvrent ce livre par hasard et sont immédiatement saisis par cette voix unique, convoquant Ponge, Michaux et Perec. Ils mènent des recherches pour retrouver l'auteur et rééditer son texte. Place de Chine débute comme un négatif, au sens photographique du terme, du " Je me souviens " de Georges Pérec : " J'ai oublié ". Une litanie qui en dit plus que bien des souvenirs, bien des journaux intimes. Ou comment se raconter " en creux " ; par le manque, par ce qui échappe à la mémoire, par ce qui résiste à l'écriture. Le texte alterne les registres de langage comme autant d'audaces et passe de la généalogie ironique à la langue administrative de l'Etat civil, en trouvant, à chaque étape, le juste équilibre entre récit et fragments de vie.Car la langue de Roland Hélié est à part. A l'autofiction et l'autobiographie, il oppose une exigence poétique : celle de l'exactitude, celle du mot juste. Pour écrire, il supprime, il élague, s'inspirant ainsi de la mécanique même de l'oubli. Son approche évoque la rigueur poétique de Francis Ponge (Roland Hélié est d'ailleurs originaire de Montpellier, comme lui), la force d'attraction de Beckett ou encore l'inventivité formelle de Georges Perec. Un texte sur la mémoire et la perte de mémoire ; la redécouverte d'un écrivain et d'une prose d'une grande force, refusant le compromis et l'effet pour viser au plus juste et au plus intime.