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Le roman s'ouvre sur la mort d'un cygne un soir de Noël dans une ville : métaphore de la violence, qui est le thème récurrent du roman qui raconte le voyage d'un jeune Allemand qui se rend en voiture dans le nord de l'Irak en compagnie d'un ami irakien dans les années 90. Ce jeune homme a peu de temps auparavant fait la connaissance de réfugiés irakiens illégalement venus en Allemagne et qui squattent un appartement berlinois. Parmi eux, une jeune femme dont il est tombé amoureux, mais qui le repousse, et un vieil homme, Onkelchen, qui a perdu l'usage de la parole. C'est pour essayer de comprendre que Michael entreprend ce voyage, mais il se retrouve immergé dans un contexte culturel et social dont il n'a pas les clés et qui lui reste obstinément fermé et hostile. Il est confronté à des situations d'une violence extrême et fait l'expérience douloureuse de sa propre incapacité à comprendre ce qui n'appartient pas à sa propre culture. Sherko Fatah écrit, comme dans En zone frontalière, sans artifice, sans aucune sentimentalité, dans une langue âpre, dense et concrète.