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"Le duc, qui ne savait rien de ce complot, monta sur sa mule, escorté par deux écuyers montés sur un cheval ; quatre ou six valets les accompagnaient devant et derrière avec des torches.Les gens qui le suivaient ne se dépêchaient pas et le duc chevauchait avec moins d'hommes que d'habitude. Lorsqu'il fut proche de la porte Barbette, dix-huit hommes l'attendaient au coin d'une maison, en dissimulant leurs armes. Cette nuit-là, l'obscurité régnait. Aussitôt que le duc apparut près de la porte, les hommes se jetèrent sur lui et l'un d'eux s'écria : "A mort ! A mort !" Celui qui avait crié frappa le duc d'un coup de hache et lui coupa la main.Voyant qu'il s'agissait d'un guet-apens, le duc s'écria : "Je suis le duc d'Orléans !" Et l'un des assaillants répondit "C'est lui que nous demandons !" Livré aux coups, le duc d'Orléans tomba de sa mule ; son crâne se brisa, laissant échapper la cervelle. Les assaillants le retournèrent et le renversèrent et le frappèrent encore jusqu'à ce qu'il succombe, sur le pavé.