L'oeuvre de Patrick Condouret est proliférante. Des couleurs et des matières s'ajoutent et s'imbriquent, s'entremêlent et se prolongent pour devenir sculptures ou installations dans lesquelles le spectateur est totalement pris.Le vide est confronté à la gourmandise du plein. Les espaces sont soulignés, densifiés, envahis par l'enchevêtrement mis en place. Les matériaux de récupération sont rarement transformés et deviennent les outils d'un nouveau jeu d'assemblage et de rapprochements, par les couleurs, souvent vives, les matières, souvent plastiques et plutôt pauvres en général, filets, tuyaux, câbles, cagettes, tiroirs, laine, grillage, peaux de bananes... Une forme complexe naît et prolifère, elle redessine l'espace. L'oeil circule entre les vides, s'accroche à des lignes, les suit, se perd. (...) Assemblant, cousant, collant, chauffant, accumulant, tordant, découpant, tissant, emmaillotant les éléments les plus divers, organiques ou plastiques, vivants ou morts, métalliques ou minéraux, manufacturés ou naturels, Patrick Condouret ne se refuse rien et laisse voir venir, naître et se transformer. Et cette joyeuse quête d'un infini de possibilités dont il serait le démiurge s'offre à notre regard sans cesse interrogateur.
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