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Ce livre de poèmes est né d'un arbre. Dans ses racines, il y a une famille qui, tout au long de sa vie, se ramifie, comme il est normal quand on est un arbre et quand on est une famille, et l'un et l'autre se sont fréquentés sporadiquement, et plus tard ils se sont perdus de vue. Quarante ans plus tard, deux feuilles de cet arbre, généalogique et non pour autant moins arbre, se trouvent dans l'espace 2.0 dans lequel elles ont été données pour vivre, lui physiquement à Buenos Aires, et elle dans les airs français. Extrait de l'épilogue de Cecilia Acevedo Fuchs « Le temps est venu de marcher en poèmes, quelqu'un a donné le signal.Des derniers soleils et des premières lunes.Je vais te tomber dessus comme une bénédiction tardive.Je ne suis plus celui qui marche à ta main, celui qui te guide par les yeux.C'est pourquoi je dis ne me cherches pas.Pas même dans la tristesse, Je ne suis déjà plus. »