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Marianne Vitale (*1973 East Rockaway, USA) présente des sculptures plus hautes que nature en acier dont l'origine ferroviaire est visible, formant des groupes avec des installations qui occupent l'espace, notamment un bar en bois du Far West dont le bas porte encore les traces des usagers. À l'arrière du bar, d'étranges masques de plâtres sont exposés sur un fond noir, leurs traits exprimant un mélange d'épouvante et de rire. Son troisième groupe consiste en surfaces, notamment d'anciens toits de goudron rafistolés qu'elle appelle toits ou « Shingle Paintings ». Cette oeuvre énigmatique jette une nouvelle lumière sur la grande épopée américaine et son échec. L'artiste en disperse l'étrangeté dans son texte « Rituels de transformation dans la grande zone frontière » où elle rappelle que les femmes dans l'Amérique de la conquête de l'Ouest n'avaient pas le droit de se tenir aux fours de fusion des métaux lorsqu'elles avaient leurs règles ; ce qui explique l'expression idiomatique du Wisconsin selon laquelle « les scories coulent comme les règles d'une femme » pendant la fusion.