Parmi les compositrices contemporaines, Thomas a toujours su tracer sa propre voie. Sa formation cosmopolite, auprès de grands maîtres comme Alan Stout (Université Northwestern, 1983-1987), Oliver Knussen (Tanglewood, 1986, 1987, 1989) et Jacob Druckman (Université Yale, 1988), ainsi que sa dernière année à la Royal Academy of Music de Londres (1989), y ont sans aucun doute contribué. Sa musique a voyagé à travers le monde grâce au soutien de personnalités telles que Mstislav Rostropovitch, Pierre Boulez, Daniel Baremboim, Christoph Eschenbach, Oliver Knussen, Esa Pekka Salonen, William Boughton et Sir Andrew Davis, parmi tant d'autres. Mais les noms, les titres et les distinctions ne sauraient à eux seuls rendre compte de la sonorité de la musique de Thomas. Et cette musique, par essence, se refuse à toute description simpliste. L'interprétation des influences peut donner quelques indications, à condition de garder à l'esprit que la connaissance de ces influences ne saurait remplacer l'écoute de la musique elle-même. La longue étude du jazz par Thomas lui a conféré un sens du rythme remarquable, alliant énergie et souplesse. Des figures aussi diverses que Byrd, Bach, Chopin, Mahler, Debussy, Berg, Stravinsky, Berio, Knussen, George Benjamin, Ellington, Coltrane et Dutilleux offrent assurément des clés pour comprendre comment la musique de Thomas a acquis cette fluidité formelle, ce lyrisme tour à tour aérien et diaphane, ce langage harmonique capable de passer avec une aisance naturelle d'une dissonance mordante et savoureuse à une consonance chaleureuse, et ce sens orchestral d'une virtuosité pyrotechnique.
Pays d'Origine : INCONNU
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