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Comment Bernard Tapie a-t-il pu empocher 403 millions d'euros grâce à un simulacre d'arbitrage dans l'affaire Adidas ? La Cour d'appel statuer sur le fond le litige opposant depuis plus de 20 ans l'homme d'affaires au Crédit Lyonnais. Mais la justice française ira-t-elle plus loin ? Depuis les rachats manqués des châteaux de Bokassa et du casino de Luc-sur-Mer, la faillite du Grand Dépôt et de Coeur Assistance dans les années 70, Bernard Tapie n'a jamais cessé de piétiner la loi, bénéficiant des plus hautes protections. Mitterrand en a fait un ministre, Sarkozy un ami intime, alors que ce faux sauveur d'emplois fraude le fisc, ne gagne qu'en trichant. Mais Bernard Tapie n'est pas qu'un pilleur d'épaves. Il est intervenu pour faire libérer Francis Vanverberghe, dit Francis le Belge, l'une des figures du milieu marseillais. Quand il joue au théâtre, de mystérieux commanditaires achètent la majorité des places dans les salles de spectacles pour faire croire à son succès. Chaque fois, qu'il reprend une entreprise, et plus récemment le quotidien La Provence, les grandes banques passent mystérieusement l'éponge sur leurs créances. Certains journalistes italiens n'hésitent pas à comparer le parcours de cet aventurier de la finance à celui de Silvio Berlusconi, qui traîne derrière lui une forte odeur de mafia. Un mot tabou en France, où l'on rechigne encore à évoquer les liens qui unissent la classe politique, les milieux d'affaires et le grand banditisme.