L'un et l'autre aiment battre la campagne de tous les champs musicaux, de toutes formes de reliefs où prime l'expression 'No Borders'.Les parcours de Tony Hylas et Catherine Delauny en attestent, leurs infinies listes de partenaires aussi. Duo constitué lors d'un enregistrement de trois pièces de Jacques Thollot, puis à Tarnac à l'occasion d'un salut à Armand Gatti, il se nourrit depuis, fraternellement, de musiques marquées de toutes sortes de communes, signées de l'une ou l'autre, à la recherche de quelques ailleurs, d'aventures passées et à venir, de musique nécessairement vraie.Si tous deux ont joué dans moult formations larges ou intimes, expérimenté les musiques classiques, improvisées ou populaires (et parfois toutes à la fois), Catherine Delaunay et Tony Hymas ont peu enregistré en duo (avec Pascal Van den Heuvel ou Bruno Tocanne pour la première, avec Sam Rivers pour le second) et c'est effectivement par une sorte de cheminement de tant de musiques abordées et tranquillement discutées lors d'une halte de randonneurs que le duo s'est si simplement constitué. Un sobre « on se reverra ! ».Après une première mancelle, poursuivie lors de l'enregistrement de trois pièces de Jacques Thollot pour le disque Thollot in extenso, puis développée à Tarnac, Montreuil, Trois-Palis, le duo a, au printemps de l'an 2023, pris tout son temps dans l'entourage des montagnes jurassiennes de Saint-Claude.Par goût de différents reliefs, il se nourrit, fraternellement, de musiques marquées de toutes sortes de communes, signées par l'une ou l'autre, à la recherche de quelques ailleurs, d'aventures passées et à venir, de musique nécessaires, comme en attestent, jusqu'à l'apparition soudaine d'un air de Gala devenu signal des mouvements de rue, les titres perméables aux nouvelles du monde (« French streets in April 2023 », « Jusqu'au dernier souffle (quand la terre se soulève) », « Fight the might », « Jusqu'au dernier souffle (I can't breathe) »), l'obsession géographique « A severe case of angularity », ou la dédicace à Tony Coe (« Just lost touch with you »). Faire la nique aux frontières est un acte aussi simple que le voyage d'un loup.'No Borders'. Pour le musicien et la musicienne, c'est, plus encore qu'une façon de ne pas se laisser enfermer, de résister aux encadrements rigides, une nature, un goût du voyage, un attachement au partage, une curiosité des éloquences inconnues et tellement proches.«Un duo exquis.» --- Francis Marmande, Le Monde ---. «Une rencontre au sommet : l'esprit franc-tireur règne ici en maître, non qu'il s'agisse d'agir en solitaire, mais bien parce qu'il est question d'autonomie, de liberté, d'engagement.(...) C'est vif, profond, surprenant, engagé : infiniment libre ; chapeau les artistes !.»--- Xavier Prévost, DNJ, Les Dernières Nouvelles du Jazz ---.
Pays d'Origine : INCONNU