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« Aux côtés d’Artaud, il y a quelque soixante-dix ans, Jacques Prevel voulait « réapprendre le soleil et la nuit ». Tom Buron, dans sa trilogie scintillante des Nadirs, entend aujourd’hui participer à la « réhabilitation du Soleil ». Il s’agit ici de proférer en chute libre, en apnée éclairante. De faire éclore des abîmes lumineux, d’éprouver au plus profond cette « certitude d’être mangé par l’infini » dont parlait Daumal. Tom Buron ne garde aucune sonorité prisonnière. Il swingue dans une élégance rigoureusement désordonnée. Il se fait « prescrire de l’irréversible ». Proche d’Arthur Cravan, qui se définissait comme un « poète au pas d’ours », il perçoit l’écriture comme une forme supérieure de shadow-boxing. Une boxe lancinante contre – et avec – son ombre. Ouvrant des brèches sur un monde enfin repassionné. » Zéno Bianu