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"« J'ai choisi d'ajouter le terme reflet au titre de chacune des deux sonates pour rappeler l'idée que la sonate n°12 de Mozart en est l'image originelle et que leurs reflets, parfois proches, parfois lointains, peuvent aller vers la sonate-fantaisie.S'il fallait décrire la conduite que je me suis promis de tenir pour écrire ces deux sonates, conduite bien plus intuitive qu'un ensemble d'interdits, je le résumerais ainsi : ne jamais parodier Mozart ; ne jamais travestir Mozart; ne jamais s'amuser à mettre Mozart au "goût du jour".Il y a trois éléments à prendre en compte pour écouter cet album : la Sonate en fa majeur de Mozart est la matrice et je suis le père des deux reflets ; la mutation est naturelle dans toute génération ; je vis au vingt-et-unième siècle. Autrement dit, la mémoire des siècles écoulés depuis l'opéra Don Giovanni joue nécessairement et les figures de Schubert, Chopin, Debussy, Fauré, Dutilleux, ... peuvent planer sur ces deux oeuvres, c'est inévitable. Au final, je crois être parvenu à extirper ces pièces de musique de toute emprise exclusive qui aurait pu en faire des « dans le style de... » ce que saluait déjà Ravel comme une exercice honorable et rare. Il s'agit d'oeuvres originales et par la conduite que je me suis imposée elles doivent être entendues ainsi. L'auditeur, je l'espère, le sentira naturellement. » Gabriel Rigaux"