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Visitant la salle Rothko de la Tate Modern, l'auteur est frappé par une inscription. Le peintre y déclare que Michel Ange aurait réalisé le genre de sentiment qu'il recherche : faire « sentir aux spectateurs qu'ils sont piégés dans une salle où toutes les portes et les fenêtres sont murées, de sorte que tout ce qu'ils peuvent faire, c'est heurter pour toujours leur tête contre le mur ». S'interrogeant sur l'étrangeté de cette conception qui voudrait nous trapper « dans un éternel tête à tête, sans détour ni échappatoire, avec le tableau », l'auteur part explorer d'autres perspectives qu'ouvre pour lui la découverte de quelques oeuvres de l'histoire de l'art : Rembrandt, Klee, Ernst... ou encore un décor pour la mise en scène d'une pièce de Maeterlinck . Serions-nous en effet « fous de venir chercher dans la contemplation de l'art la confirmation de notre misérable clôture » ? Ou, au contraire, la fenêtre du tableau, par l'affranchissement des contraintes du réel que l'art suppose, ne serait-elle pas une porte sur « un autre monde où tout devient possible » ?