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Hommage aux travailleurs essentiels, à la main qui travaille et façonne le jour. Respect à ces corps de femmes et d’hommes broyés par le système, mais qui y échappent par le rêve et l’amour. D’une fulgurance à l’autre, la poésie de Lorrie Jean-Louis nous tient par les tripes. On ne sort pas indemne de cette traversée. Après le succès de La femme cent couleurs, Lorrie Jean-Louis revient avec Main-d'œuvre, livre d’une rare puissance. Une voix poétique singulière qui dit l’absolu et la solidarité. Point de vue de l'autrice: Main-d’œuvre est l’ouvrage qui a la prétention de capter les voix de celles et de ceux qu’on n’entend pas. Puis à ce désir irrémissible d’être digne du sacré, de valoir enfin quelque chose à ses propres yeux et à ceux d’autrui. Main-d’œuvre est une parade silencieuse des sans-apparats, de toutes ces personnes qui ne comptent pas, qu’on range trop vite dans une section de l’oubli pour un monde pas si beau que ça. Dans une première partie, nous sommes avec cette main-d’œuvre qui écrit son nom, questionne sa place, demande la solidarité des moins bien placés. Dans une deuxième partie, cette même main-d’œuvre s’exalte, se révolte, refuse le contrat qu’on l’exige de signer, demande à être aimée sans les habits du sacré, profane.