Benoï a commencé à chanter seul, avec sa guitare, dans les bars d'une banlieue trop calme... Pour une bière, une assiette de couscous, un regard de braise. Surtout pour foutre le bazar dans ces endroits où tout le monde cherche la rupture, le pétage de plombs, voudrait s'embrasser, s'oublier sans réfléchir.C'est dans cet univers que naissent ses premiers textes: « old school » et vieille France, pleins de rage, débités avec énergie, parfois même brutalité. De cordes cassées en gouttes de sueur, il rencontre Clément, chaud bouillant, prêt à tout, séduit par ses références, capable surtout d'imposer le rythme avec tout ce qui lui passe entre les mains. Fin 2004, Princes Chameaux est né, enflamme les rades et débarque à Paris, terre de tous les fantasmes, de Bruant, de Brassens, de la gouaille, des titis et des plus belles femmes du monde. Terre, qui voit arriver Seb, avec les mêmes ardeurs artistiques, la même hargne, si douce et d'autant plus incisive. Bassiste reggae, arrangeur hip-hop, fanfaron, mais surtout guitariste, la fée Rock'n'roll le met sur la route « Princes Chameaux », et la magie opère. Le trio joue où il peut, où il veut, où il pleut, où y'a rien !Dès les premiers concerts, leur énergie explose. Une vraie proximité avec le public se dégage, un rapport frontal et chaleureux, hérité des établissements les plus étriqués et les plus crasseux de la capitale. Une grande complicité est née de cette période. Le trio assène sa folie et sa joie de vivre à un public exalté, de tout horizon, toujours plus nombreux et reprenant en choeur un « Houlalalala! » tonitruant, véritable hymne dédié à la nécessité de jouer au jour le jour, sans calculs, de faire de la vie une grande fête, un bordel généralisé. Du chapiteau surchauffé de Bobital en Bretagne à la Bellevilloise de Paris, pleine à craquer lors d'un enregistrement « live », Princes Chameaux véhicule une culture de la rue, des bistrots, des amours déçus, du « On s'en fout du moment qu'on peut jouer ! ».La formation « brut de décoffrage », voix/grattes sèches/caisse claire/accordéon a évolué au gré de leurs découvertes et avec cette envie de s'amuser en expérimentant et en cherchant le contre-pied. On retrouve aujourd'hui une formation « rock'n'roll » assez particulière avec Clément à la batterie, à l'accordéon et au glockenspiel ; Seb à la guitare électrique, acoustique, au banjo ; et entre les deux, à la voix rauque, servie par des choeurs généreux, à la guitare et à la contrebasse : Benoï. Ils jouent proches les uns des autres, debout et en front de scène... Si ces trois multi instrumentistes ont appris à savoir faire « péter » un bar, une douce mélancolie se reflète dans leurs ballades aériennes, qui sentent bon le far-west, enfin... La banlieue Ouest.Premier album studio, Magic Cirkus, réalisé à Paris au cours de l'année 2008, affirme définitivement que ces « trois gars » sont de superbes musiciens, manipulant avec dextérité et virtuosité tous les ingrédients d'une chanson incandescente.Les textes sont écrits « en mouvement » : des paysages qui défilent, les zones de friche urbaine qu'on voit par la fenêtre d'un train de banlieue, pensés dans le bordel structurant des rades parisiens, dans les parcs... Inspirés aussi par l'errance urbaine et nocturne de Bukowski, l'aventure au coin de la rue à la Renaud dans sa période « titi », la plume de groupes plus contemporains tels que NTM, Pigalle, Svinkels, La Rue Ketanou, a également encouragé l'écriture du chanteur.Avec aujourd'hui plus de 200 concerts à leur actif, et un réel plaisir de se retrouver sur la route, le succès populaire s'exporte en dehors des murs franciliens, des frontières hexagonales. Sur scène avec les Blérots de R.A.V.E.L., Caravane Palace, Electric Bazar, Raoul Petite...A Berlin, Bruxelles, Liège, en résidence avec Néry (ex-V.R.P.), des studios de France Inter aux plateaux d'Arte, en passant par les télés/radios alternatives parisiennes.
Pays d'Origine : INCONNU
Année de Sortie : 2009