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Sous le Second Empire, le département de la Loire est l'un des plus industrialisés de France: textile (rubans et lacets), métallurgie, construction mécanique, verre prospèrent dans les laborieuses vallées du Gier et de l'Ondaine autour de Saint-Etienne, septième ville de France promue préfecture (1856), qui abrite la plus grande manufacture d'armes portatives du pays.Les patrons de la Loire créent par ailleurs des entreprises durables en Haute-Loire comme en Isère. La région stéphanoise doit ses succès, moins à un charbon dont la relative abondance ne compense pas l'absence de minerais qu'à une longue tradition du travail industriel et au dynamisme inventif de ses entrepreneurs, dont beaucoup sont extérieurs à la région. Beaucoup d'entre eux, actifs dans le ruban (Epitalon, Giron), le lacet (Richard), le coton (Déchelette), la métallurgie (Petin et Gaudet, Verdié), ou la construction mécanique (Fourneyron, Verpilleux) ont laissé un souvenir dans la région.Ce volume est le onzième de la collection Les patrons du Second Empire dirigée par Dominique Barjot. Il s'inscrit dans le cadre d'un vaste programme de recherche lancé par l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (IHMC) du CNRS et poursuivi par le Centre Roland Mousnier de l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV) et par le Centre de recherche sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l'Université de Haute-Alsace.