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Maximilien vit dans une maison de retraite une existence qui pourrait s'enliser entre parties de scrabble, habitudes et corps perclus si Madame Ostatki, dite Lilia, une vieille femme russe à la foi vibrante, ne devenait son étonnante voisine. Lui qui fut un jeune homme aux passions contradictoires, écartelé entre le parti communiste et la lecture de Flaubert, réapprend à s'étonner auprès d'elle. Il reprend l'écriture de son journal abandonné 45 ans auparavant. Le lien qui unit ces deux voisins à leur jeunesse, c'est maintenant Polia, la petite-fille de Lilia et Marlon le petit-fils de Maximilien. Marlon est un garçon ironique et tendre, dont la passion est de capter des morceaux du monde par de singulières photographies. Il confie à Maximilien son amour pour une femme plus âgée. La vie ne cesse de surprendre. Un regain de force vient redonner peu à peu aux « giètes » de Maximilien toute leur saveur. Quand on accepte la nouveauté, l'âge ne compte plus. Les photographies évoquent la vieillesse dans ce qu'elle a d'universel. Les objets révèlent tout à la fois les traces d'une existence remplie et la solitude d'une fin de vie habitée de souvenirs.