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En partant d'un presque témoignage comme c'est le cas des nouvelles « Les écorces d'orange » et « Touchez pas ! » jusqu'à la fiction de « Rêve de chien. Rêve d'homme », ce recueil de nouvelles montre que les thèmes d'inspiration des écrits de Cornelia Petrescu sont très divers. Considérée par l'auteur la plus réussie parmi les cinq nouvelles du recueil et choisie comme titre du livre, « Les écorces d'orange » est aussi la plus dramatique. À travers le langage simple d'une paysanne moldave, l'atrocité d'un système qui anéantit l'être humain a la force d'un vrai et triste vécu. Quant à la fiction de « Rêve de chien. Rêve d'homme », inspirée de l'article « Ceausescu, connais pas » (Jean Kehayan, La vie/1986), c'est un hommage à la mémoire des jeunes compatriotes de l'auteur qui ont donné leur vie pour la liberté. Le fantastique et la métaphysique brodés autour d'un noyau réel sont l'apanage des nouvelles « Le parfum de frésia » et « Hypérion ». Est-ce par ces deux nouvelles que l'auteur n'essaie pas d'approcher les traces creusées par son illustre prédécesseur Mircea Eliade ? En changeant le paysage moldave en paysage savoyard, la nouvelle « Touchez pas ! » utilise elle aussi le langage paysan mais cette fois il s'agit de patois dauphinois ! Bien que le contenu de cette nouvelle semble aussi dramatique, la fin est couronnée d'espoir ce qui laisse une empreinte optimiste sur la dernière page du recueil.