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Cette étude commence dès 1873 par la première crise internationale de l'économie capitaliste contemporaine et s'achève avec la récession américaine de mars 2001.Elle s'articule autour de trois problématiques : l'histoire économique des cycles des affaires et des crises bancaires et financières ; l'analyse économique des politiques suivies lors des périodes de récession ; la théorie économique et les débats sur les origines de l'instabilité de l'économie capitaliste. Deux conclusions s'imposent : - la première n'est guère rassurante : des crises économiques et financières on peut dire que "plus ça change et plus c'est la même chose", comme le montre la comparaison entre les crises de 1890 et de 2001 en Argentine.- la seconde est optimiste : nos institutions sont plus fiables, plus "intelligentes" qu'elles ne l'étaient entre 1914 et 1950. Il ne faut pas donc craindre, ou attendre, une nouvelle " Grande Dépression ". Néanmoins le cycle économique n'est pas mort et sans doute est-il impossible d'empêcher les " phases récurrentes d'optimisme et de pessimisme qui se traduisent périodiquement par l'apparition (ou la disparition) d'excès spéculatifs ".(Alan Greenspan).