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Si la chevalerie est par essence masculine, il a bien existé une « chevalerie des dames ».C'est ce que Claudia BOUCHER tente de démontrer en reprenant des textes anciens, parfois plus récents, portant sur vingt-cinq ordres mixtes ou réservés aux femmes.En faisant toutefois remarquer que l'adoubement ou l'armement ne furent, autrefois, jamais conférés à des femmes, comme en témoigne encore aujourd'hui, en Grande-Bretagne, la pratique des « ordres de la reine ».Et que si le terme de « Chevaleresse ou Chevalière » peut parfois leur être appliqué, il ne faut pas se méprendre et décliner au féminin la qualité de chevalier adoubé.Mais les femmes eurent leurs ordres de « Chevalerie », qu'il s'agisse de religieuses des grands ordres médiévaux (Saint-Jean de Jérusalem, Saint-Sépulcre...), d'ordres ou congrégations exigeant de leurs membres des obligations religieuses (ordre de la Croix de l'Etoile...) ou d'ordres honorifiques créés par des princesses pour honorer les personnes de leur sexe (ordre de la Cordelière, de l'Amarante...).Ainsi, en révélant cette « chevalerie des dames » et ce, en dehors de tout excès de romantisme dont l'illustration de couverture est le parfait exemple, l'auteur veut montrer que les femmes n'ont pas été ignorées par la chevalerie médiévale et d'Ancien Régime, mais qu'elles en ont relevé tout en gardant leur spécificité et leurs qualités propres.