Lenny White, artiste lauréat d'un Grammy Award, batteur influent et membre de longue date du supergroupe de fusion Return To Forever, ainsi que producteur prolifique, a puisé dans son passé pour nous offrir un nouveau joyau : Lenny White Live. Enregistré lors d'une tournée au Japon en 1997, ce puissant album funk-fusion réunit une formation de rêve, parmi laquelle Foley, ancien bassiste de Miles Davis, Victor Bailey, ancien membre des Weather Reporters, à la basse, Bennie Maupin, ancien saxophoniste des Herbie Hancock Headhunters, le regretté trompettiste et chanteur Mark Ledford, la pianiste Patrice Rushen et Donald Blackman, ancien camarade de Lenny au sein du groupe Twenty-nine, aux synthétiseurs. Ensemble, ils déploient une alchimie remarquable sur un ensemble de compositions originales qui fusionnent l'essence du funk, du jazz, du rock et de la soul en un tout organique. Ce concert dynamique de 1997 fait suite à deux albums studio à succès : Present Tense (1995) et Renderers of Spirit (1996). Le set démarre en trombe avec le morceau soul « Whew! What a Dream », porté par les lignes de basse slap irrésistibles de Bailey et son harmonie inimitable avec le rythme solide du leader. Avec quelques subtiles allusions aux J.B. Horns dans les riffs, ce titre funky d'ouverture propose également un solo de piano percutant de Rushen, qui échange quelques répliques enflammées avec Maupin avant que White ne se lance dans un solo de batterie tourbillonnant. Le morceau de 20 minutes, véritable tour de force, « East St. Louis » (un titre puissant de Present Tense), met en valeur le jeu savoureux de Ledford à la trompette bouchée et est marqué par un solo de ténor fulgurant de Maupin, suivi d'un autre solo de batterie dynamique de White et d'un solo de basse lead saturé de Foley. Le morceau entraînant « Pickpocket » de Bailey (extrait de Renderers of Spirit) met en valeur le jeu subtil de trompette en sourdine de Ledford, qui livre également des vocalises évocatrices sans paroles en duo avec le saxophone soprano de Maupin. Le mystérieux morceau « Dark » de White (également extrait de Renderers of Spirit) passe de synthétiseurs atmosphériques et d'un bugle lyrique à une section B percutante qui met en lumière les envolées hendrixiennes de Foley sur sa basse saturée. « Wolfbane » de White (extrait de Present Tense) s'ouvre sur un motif aux sonorités orientales aux cuivres avant de laisser place à un solo de ténor tumultueux de Maupin, un solo de piano prodigieux de Rushen et un solo de batterie puissant, inspiré par Led Zeppelin, de White. Le concert se termine par une version alternative du morceau d'ouverture, « Whew! What a Dream », formant ainsi une double conclusion funky à cette soirée mémorable d'il y a 15 ans. L'alchimie du groupe est palpable dès les premières notes, et l'interaction entre les musiciens reste d'une intensité remarquable tout au long du concert, donnant lieu à des solos inspirés de ces formidables improvisateurs. Dans la plus pure tradition du jazz, la magie opère dans l'instant présent sur Lenny White Live.
Pays d'Origine : INCONNU
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