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Les éditions Reya proposent au lecteur la première traduction complète en langue française du célèbre " Testamentum " du pseudo-Raymond Lulle, oeuvre maîtresse de l'hermétisme occidental, préfacée par Monsieur Didier Kahn, chargé de recherche au CNRS (Université de Paris IV - Sorbonne).La traduction a été accomplie avec beaucoup de soin par l'éminent philologue Monsieur Hans van Kasteel. Raymond Lulle naquit en l'île de Majorque au XVIIe siècle. À l'âge de trente ans, il entra dans l'ordre franciscain et devint un des hommes les plus savants de son temps. S'il obtint la couronne de martyr et s'il fut proclamé bienheureux par le pape, fut-il aussi l'Adepte du Grand Oeuvre que la tradition a fait de lui ? Ce fut une règle souvent observée par les Adeptes de brouiller ou d'effacer les traces de leur passage ici-bas.Il y a actuellement unanimité parmi les spécialistes pour affirmer que les textes alchimiques attribués à Raymond Lulle ne sont pas sortis de la plume du bienheureux. On peut admettre l'hypothèse qu'ils aient été écrits par un de ses disciples. En effet, l'auteur anonyme qui rédigea le fameux " Testamentum " et le " Codicillus " n'a pas utilisé le nom de Lulle de manière arbitraire, mais intentionnellement.En quelque sorte, il se considérait comme le continuateur de son système philosophique, et surtout de son art, l' " Ars Raymundi ". Toute considération à propos de l'alchimie lullienne passe nécessairement par l'étude de l "' Ars Raymundi " proposé par le bienheureux, puisque les alchimistes qui, dans leurs écrits, nous ont transmis la science de la nature, l'ont en effet utilisé. Le Testament devint, au sein de la communauté des disciples d'Hermès, le texte de référence par excellence.Dès la première moitié du XVe siècle, les trois légendaires compagnons normands, Valois, Grosparmy et Vicot, en sont manifestement imprégnés. Parmi les très nombreux auteurs cités par Michaël Maïer dans ses " Arcanes très secrets " (1613) (publié chez BEYA, 2005), Lulle occupe de loin la première place. Au milieu du XVIIe siècle, Eugène Philalèthe n'hésite pas non plus à citer souvent le " Testament " ; il appelle Lulle " le meilleur artiste chrétien qui fût jamais ".