La boutique ne fonctionnera pas correctement dans le cas où les cookies sont désactivés.
Le stockage local semble être désactivé dans votre navigateur.
Pour une meilleure expérience sur notre site, assurez-vous d’activer le cache dans votre navigateur.
Leader de l'occasion depuis 1886
En ce moment : SOLDES JUSQU'À - 70%
Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats
-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins
En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !
Avantages Fidélité
Service client
Besoin d'aide
Leader de l'occasion depuis 1886
En ce moment : SOLDES JUSQU'À - 70%
Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats
-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins
En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !
Avantages Fidélité
Service client
Besoin d'aide
Leader de l'occasion depuis 1886
Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats
-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins
En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !
Disponibilités communiquées à titre indicatif, nous ne pouvons vous les garantir.
Les prix de vente peuvent varier des prix en ligne et entre chaque magasin.
En dépit de l'hostilité des défenseurs de la morale contre « le piège de la volupté charnelle » (saint Augustin), les artistes n'ont eu de cesse depuis la Renaissance de retranscrire dans la matière la sensualité du corps humain. Le modèle de l'Antiquité gréco-romaine imposait un monde de récits et d'images mettant en scène le désir et parfois le suscitant chez le spectateur. Le resurgissement à l'âge moderne de cet héritage créa alors une certaine tension entre la nudité admise de l'art classique et les pulsions de désir que ce dévoilement pouvait susciter. De l'image populaire au grand art, la création européenne a développé un goût pour l'érotisation du corps tout en entretenant un rapport complexe avec la nudité, comme l'a démontré par exemple Leo Steinberg dans l'image du Christ (1983). L'aptitude à modeler un corps que ce soit en peinture ou dans la terre, avec la sanguine ou le burin, repose indubitablement sur la sensibilité de l'artiste. Et c'est cette sensibilité que ressent le spectateur lorsqu'il regarde attentivement les formes et les ombres. Le modelé renvoie au sens du toucher. La vision se fait tactile et la lumière devient une caresse. Enfin, si l'oeuvre d'art suscite un émoi, le seul fait même de convoiter ou de posséder l'oeuvre semble s'appuyer sur les mêmes ressorts que la pulsion de désir. Le collectionnisme entretient un rapport amoureux avec l'objet d'art. Au XVIIe siècle, collectionner la peinture apparaissait comme un vice pour les prudes du temps. La question du désir est ainsi à la fois très centrale dans la création artistique et régulièrement refoulée. Terre d'origine des vestiges antiques, siège de l'Église catholique, patrie de Michel-Ange et de Caravage, de Titien et de Bernin, l'Italie se place à la croisée de tous les enjeux de cette riche problématique.