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«L'oeuvre et l'exécution tuées par la trop grande abondance du principe créateur» : telle est, selon Balzac, l'idée commune aux trois études philosophiques que sont Le Chef-d'oeuvre inconnu, Gambara et Massimilla Doni. Au début du XVIIesiècle, le peintre visionnaire Frenhofer est hanté par sa pièce maîtresse, La Belle Noiseuse, à laquelle il travaille depuis dix ans, et que nul n'a jamais vue : Nicolas Poussin lui propose un modèle féminin susceptible de lui inspirer la perfection qu'il veut atteindre (Le Chef-d'oeuvre inconnu). La même quête d'absolu anime le héros de Gambara, compositeur à la recherche du «principe musical» situé au-delà de toute réalisation, et dont la folie n'a d'égale que l'impuissance du ténor Emilio dans Massimilla Doni, récit à la gloire de Venise et de l'opéra italien. Comme l'écrivait Balzac en 1839, le lecteur de ces trois «contes artistes» apprendra avant tout «par quelles lois arrive le suicide de l'art».