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Récit traduit de l'anglais par : Léo Dilé En 1933, Isherwood, rentrant d'un long séjour en Allemagne (raconté dans Mr Norris change de train et Adieu à Berlin), fut engagé à Londres par une société de cinéma pour adapter une opérette viennoise. Ce furent ses débuts dans le septième art, où il devait faire une carrière de scénariste et de dialoguiste. C'est le compte rendu de la composition et du tournage du film, intitulé la Violette du Prater, qui nous est narré ici. Le metteur en scène avec lequel Isherwood est invité à travailler est Friedrich Bergmann, un juif autrichien qui a laissé sa famille à Vienne, en des temps bien menacés. Tableau de moeurs et portrait d'un personnage haut en couleur, la Violette du Prater est aussi l'histoire d'une amitié entre deux hommes de génération et de formation différentes. Un récit d'où se dégage une certaine émotion : Isherwood s'y abandonne à une méditation sur l'aventure humaine, laissant transparaître une inquiétude qui le rapproche de Virginia Woolf, laquelle rapporte, dans son journal, en novembre 1938, le jugement que portait sur lui Somerset Maugham : "Ce jeune homme tient entre ses mains l'avenir du roman anglais."