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Le point de départ du roman serait une farce faite à un ami, le marquis de Croismare, pour le convaincre de rentrer à Paris. En 1760, Diderot imagine qu'une religieuse fait appel par lettres au marquis pour l'aider à se faire relever de ses voeux. Suzanne Simonin, enfermée dans un couvent sans vocation, raconte sa vie et ses voeux forcés pour attendrir de Croismare. Homme des Lumières, celui-ci vole au secours de la jeune femme... Pris à son propre jeu, Diderot finit par composer les mémoires que Suzanne Simonin était censée avoir écrites à l'attention de Croismare. Inspiré de faits réels, ce roman d'une destinée malheureuse et d'une impitoyable vérité défend le droit de chacun à disposer de lui-même et condamne l'aliénation religieuse. « Je ne crois pas qu'on ait jamais écrit une satire plus effrayante des couvents », avouait Diderot. D'abord diffusé en feuilleton dans la Correspondance littéraire, il n'est publié pour la première fois qu'en 1796, après la mort de Diderot.