Le " best-seller " d'un des plus grands stylistes de notre époque : rien qu'en Grande-Bretagne, La Mer, couronné par le Booker Prize 2005, s'est déjà vendu à plus de 250 000 exemplaires.Il y a longtemps que l'auteur du Livre des aveux et d'Impostures fait partie du cercle fermé des " grands écrivains ". Avec son quatorzième roman, il conquiert enfin le grand public. Rien d'étonnant à cela : considéré comme son chef-d'oeuvre (cf. p. 24, une presse unanime), La Mer est aussi son livre le plus émouvant et le plus accessible. Gageons que les lecteurs français emboîteront le pas de leurs homologues anglais...Avec le temps va, tout s'en va, l'autre qu'on adorait... Après la mort de sa femme, un homme revient dans le village du sud-est de l'Irlande où, enfant, il a passé l'été qui a façonné le reste de sa vie.Pour apaiser son chagrin, Max, le narrateur, loue une chambre aux Cèdres, la villa du bord de mer qu'occupait, l'été de ses onze ans, la famille Grace, une famille bourgeoise fascinante pour le garçon pauvre qu'il était alors. Cinquante ans plus tard, inconsolable de la mort d'Anna, Max va comprendre pourquoi ce qu'il a vécu avec cette famille l'a marqué de manière indélébile. Pourquoi " le passé cogne en lui, comme un second coeur ".Magistralement composé, un roman d'une beauté envoûtante, mélancolique et sensuel, sur l'amour, la perte et le pouvoir de la mémoire.Tel le rythme du ressac (tout ramène à la mer, élément omniprésent et menaçant), l'automne, à la fois automne de la vie de Max et saison de son séjour aux Cèdres, vient se heurter à l'été des souvenirs du village de Ballyless. Présentés comme autant de tableaux (la peinture est un autre élément essentiel du roman, le narrateur étant censé écrire une monographie sur Bonnard), ces échos entre les différents temps d'une existence donnent à l'histoire de Max une portée universelle. Ajoutez-y une écriture d'une pureté d'orfèvre et vous obtenez... un très grand roman.
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