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Dans "La Machine à assassiner", Gaston Leroux nous plonge dans un univers où la frontière entre l'humain et le diabolique s'efface. L'avant-propos de l'oeuvre interroge la nécessité d'une nouvelle invention meurtrière, suggérant que l'homme lui-même, depuis les temps d'Éden, est la plus définitive des machines à tuer. L'histoire s'articule autour de personnages énigmatiques et inquiétants, notamment le vieux Norbert, un horloger de l'Île-Saint-Louis, sa fille Christine, et son neveu Jacques Cotentin. Ces derniers sont en quête du mouvement perpétuel, une quête qui semble être influencée par des forces obscures. Le récit met également en scène le marquis de Coulteray, un être mystérieux dont l'âge véritable est incertain, et sa femme, la marquise, qui semble constamment au bord de la mort. Un autre personnage central est Bénédict Masson, un relieur d'art condamné pour avoir brûlé plusieurs jeunes femmes. L'auteur qualifie son aventure de "sublime", malgré son issue tragique, car elle ne fait que commencer. Leroux nous invite à réfléchir sur la nature de la science et du mal, suggérant que la science pourrait être une forme moderne de ce que l'on appelait autrefois Satan. Ce roman, suite de "La Poupée sanglante", promet de révéler des vérités redoutables mais inévitables, tout en explorant les abîmes de l'âme humaine.