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La Défense de Madrid regroupe une série d'articles consacrés à la guerre d'Espagne, écrits par Manuel Chaves Nogales en 1938, et retrouvés en 2010 grâce aux recherches minutieuses et passionnées de María Isabel Cintas. Rédigés à une certaine distance des faits que l'auteur relate, ce livre frémit pourtant de l'urgence d'une chronique dictée sur le vif. Le rythme épique, tragique du récit cède le pas, ici et là, à la drôlerie. La puissance narrative y sert, de la première à la dernière ligne, une clairvoyance politique éblouissante. Et la position affirmée de l'auteur n'atténue en rien sa propension quasi enragée à l'autocritique. Son admiration pour les héros inattendus qui, en quelques jours et contre toute attente, sauvèrent Madrid de l'attaque de l'armée insurgée, n'a d'égal que son mépris à l'égard des politiques roublards et irresponsables qui ont précipité le désastre sans manifester une once de noblesse d'esprit ou de courage physique. Au fil des heures, des jours, les décors de ce récit vertigineux se succèdent à la vitesse convulsive d'un montage cinématographique. Les complexités de la politique et de la stratégie militaire complètent sans effort la précision photographique des descriptions : sonneries de téléphone déchirant le silence d'un ministère ; grise lumière hivernale baignant les rues désertes d'un faubourg où l'ennemi peut surgir à tout instant ; métamorphose d'un vieux général grassouillet en héros d'une résistance impossible ; agressivité ridicule de Largo Caballero jouant, en bleu de travail et chapeau de paille, les caudillos d'opérette ; travailleurs rejoignant le front pour y trembler de peur et y mourir ; atmosphère oppressante, saturée de fumée, des sous-sols suintant d'humidité du ministère des Finances ; stupidité des doctrinaires. Chaves Nogales est partout et voit tout.