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Publiée en 1947, La Confession de Diogène est l'autobiographie fictive du plus célèbre des philosophes cyniques. Mais si Guérin fait revivre, avec autant de virtuosité que d'irrévérence, les grandes cités grecques du ive siècle, il y place également beaucoup de l'Europe des années 30 et 40. Fait prisonnier dès le début de l'offensive allemande, Guérin a passé près de quatre ans au stalag et en est revenu profondément amer. Si son Diogène est fidèle à l'image que les siècles nous en ont laissée, c'est aussi son propre portrait qu'il esquisse à travers celui d'un homme qui s'est juré de n'être plus dupe de rien. Revêche, narquois, sans illusions, sans craintes et sans attaches, Diogène écorne à peu près tous ses contemporains, de Platon à Alexandre, en passant par Xénophon et Démosthène. Il ne se soucierait plus de rien ni de personne - s'il ne restait, au fond, irrévocablement sentimental.