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Trois histoires dont le point commun est une odeur de figuier sauvage, une senteur d'été, d'enfance, de nostalgie, un parfum de délicieuse mélancolie, comme une chanson qui ramènerait à une époque oubliée.La première parle d'un couple et de son impossibilité à communiquer. Revenus pour les vacances dans la maison de famille au bord de la mer, en Italie du sud, ils se retrouvent fermés dans leurs blessures, incapables de sortir d'euxmêmes. Le silence fige douleurs et tendresses, suffoque l'amour. Les nondits, sous forme de flots de fourmis, envahissent l'espace vital, étouffant tous les possibles.La deuxième est un cri de détresse à la première personne. Là encore, c'est la défaite de la compassion, de l'amitié, et un couple qui court à l'échec par manque d'écoute, par crainte d'espérer. Le chemin qui conduit de la peur à l'amour ne s'accomplit pas.La troisième, les réflexions d'un gros bonhomme à la retraite enfermé dans un ascenseur, est une sorte de résumé, au sens figuré, des deux premières nouvelles. S'il y a une issue possible, celle-ci est ailleurs que dans la solitude. Et l'odeur du figuier, suspendu sur la vie des personnages, est là pour leur rappeler que la joie est admissible et recevable, qu'elle est tout près, qu'il faut la respirer et y croire, la laisser planer, s'en envelopper.