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Dans un petit appartement de Roanne engourdi sous une mince poignée de bougies, deux jeunes gens d?une vingtaine d?années tentent de dépasser le suicide d?un être cher. Le meilleur ami pour Ariel, le futur époux pour Cassandre. Lorsque la nuit descend sur les toitures et les visages, l?ombre séraphique de Noëlik les enlace sans qu?ils ne puissent démêler l?illusion de la réalité. En arrière-plan, des arabesques hagardes de violoncelles et la neige au-dessus de toute chose. « Quelle minutie dans le scandale et quelle finesse dans le départ. Tu n?as même pas fracturé ton violoncelle en montant dessus. J?imagine que tu t?es travaillé le corps pour ce moment-là. Tu as rendu ta chair légère. Je te vois faire le geste, Noëlik. Je vois tes pieds cogner dans l?instrument pour qu?il te fasse mourir. Je vois la corde comprimer ses mains de métal autour de ton cou. Je vois ton corps saccadé par les spasmes de ta chair. Je vois tes yeux rendus hagards par l?effort répugnant qu?injustement tu te commandes. Les cadeaux s?ouvrent à peine et tu mets du temps à mourir. Je vois tes mains qui hurlent et cèdent et pleurent des rubis sur la neige. Tu as fait le choix d?une mort lente et douloureuse. Personne ne peut plus penser après ça. »