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Jézabel n'existe pas.Créature irréelle, elle sort d'un rêve. Mais dans ce long poème en prose, elle accompagnera Baudelaire durant les dernières et douloureuses années de sa vie, muse, confidente, incarnation de la beauté faite femme. Les raffinements de l'écriture et l'intense poésie du style invitent au voyage et à l'enchantement. Du nom de Flaubert à celui de Hugo, du nom de Wagner à celui de Delacroix, du nom de Banville à celui de Gautier, le XIXe siècle se déploie, avec Paris pour témoin.Ce livre pourrait être celui que Baudelaire n'a jamais écrit mais auquel il pensait intensément : Mon coeur mis à nu. La sombre mélopée de cette vertigineuse confidence débouche sur la plus merveilleuse histoire d'amour qui soit. Jézabel n'existe pas, n'a jamais existé, si ce n'est dans l'imagination de l'auteur. " L'imagination est la reine des facultés ", disait Baudelaire. Edgar Poe, assurément, ne l'aurait pas contredit...