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« Je suis innocente... Je suis jeune... j'aime la vie... et je vais mourir ! » Marie Lafarge a ébranlé l'histoire judiciaire du XIXe siècle, et elle est pourtant tombée dans l'oubli. À vingt-six ans seulement, elle est condamnée à perpétuité pour un crime qu'elle n'a pas commis, le meurtre de son mari Charles Lafarge. Cette unique et dernière décision est vivement critiquée par la haute société qui s'empare de l'affaire. En 1852, malgré une grâce de Louis-Napoléon Bonaparte, Marie succombe à la tuberculose, trois mois après la reconquête de sa liberté. Pendant douze ans, elle s'est consacrée à la tenue d'un journal, un rare témoignage qu'Alexandre Dumas décrira comme «les battements du coeur de la prisonnière». Portrait sensible de la solitude qui dévore et des injustices subies par les femmes, Heures de prison résonne encore aujourd'hui par son intemporalité ardente. Une dernière lettre lancée au monde à laquelle il nous revient de répondre, en réhabilitant Marie Lafarge comme illustre victime éclairant nos luttes actuelles.